- Ticket moyen
- 7 € HT
- Tickets par mois
- 3 000
- Chiffre d'affaires mensuel
- 21 000 €
- Investissement de départ
- 80 000 €
- Ouvrir un bar demande souvent autour de 80 000 € hors fonds de commerce, dont le rachat d'une licence IV.
- Hypothèses de départ courantes : ticket moyen de 7 € HT, 3 000 tickets par mois, achats à 27 % du prix.
- Le seuil de rentabilité ressort vers 14 550 € HT par mois, soit environ 80 tickets par jour.
- La création d'une licence IV est en principe interdite : il faut la racheter et la transférer.
- Le permis d'exploitation s'obtient après une formation d'au moins 20 heures et reste valable 10 ans.
- L'ouverture se déclare en mairie (Cerfa n° 11542) au moins 15 jours à l'avance.
Que demande la banque dans un business plan de bar ?
La banque attend d'un business plan de bar la preuve que vous pouvez exploiter légalement (licence et permis), que l'emplacement attire assez de clients et que les ventes de boissons paient l'équipe, le loyer et le prêt. Un bar, un café ou un bar à vin est un métier que les banquiers connaissent bien : ils comparent votre ticket moyen et votre fréquentation à ceux des établissements qu'ils financent.
Ils regardent en priorité :
- La licence : catégorie, mode d'acquisition (rachat, transfert), prix et calendrier.
- Le permis d'exploitation : la formation suivie ou prévue avant l'ouverture.
- L'emplacement : passage, terrasse possible, voisinage et risque de plaintes pour bruit.
- Votre expérience : années derrière un comptoir ou en gestion d'établissement.
- Votre apport : en général 20 à 30 % du besoin total.
Notre guide sur le business plan présenté à la banque détaille ce que le banquier lit en premier.
Quels chiffres justifier dans le prévisionnel d'un bar ?
Le prévisionnel d'un bar repose sur le ticket moyen (la somme payée par encaissement), le nombre de tickets et le coût des boissons. Les valeurs ci-dessous sont des ordres de grandeur pour un café-bar de quartier ouvert six jours sur sept.
| Hypothèse | Valeur de départ | Comment la justifier |
|---|---|---|
| Ticket moyen | 7 € | Mélange cafés, bières, verres de vin et cocktails ; relevé des prix voisins |
| Tickets par mois | 3 000 (environ 115 par jour) | Comptage aux heures clés, places en salle et en terrasse |
| Achats | 27 % du prix | Coût de chaque boisson servie : fût, bouteille, café, sirops, pertes |
| Loyer | 1 800 € | Projet de bail commercial |
| Autres charges fixes | 1 600 € | Énergie, assurances, droits musicaux, entretien des tireuses, comptable |
| Salaires chargés | 4 200 € | Un barman à temps plein et un extra le week-end |
Le chiffre d'affaires qui en découle est de 21 000 € HT par mois, soit environ 252 000 € par an. La marge sur les boissons est élevée, mais la masse salariale et les horaires d'ouverture pèsent lourd. Notre méthode du prévisionnel sur 3 ans vous aide à étaler la montée en charge, et le simulateur gratuit prérempli pour un bar permet de tester vos propres valeurs.
Simulez votre projet : bar, caféLe simulateur gratuit calcule votre seuil de rentabilité, votre mensualité et la solidité de votre dossier.
Lancer le simulateurCombien coûte l'ouverture d'un bar ?
Ouvrir un bar coûte souvent autour de 80 000 € en création, hors rachat de fonds de commerce, dont une part importante pour la licence IV. En reprise, la licence est en général comprise dans le prix du fonds.
| Poste | Montant indicatif |
|---|---|
| Rachat d'une licence IV (ordre de grandeur en ville moyenne) | 15 000 € |
| Comptoir, tireuses à bière, machine à café, froid | 22 000 € |
| Mobilier de la salle et de la terrasse | 18 000 € |
| Travaux, insonorisation et mise aux normes | 12 000 € |
| Dépôt de garantie et frais de bail | 7 000 € |
| Stock initial de boissons | 3 000 € |
| Frais d'ouverture (permis d'exploitation, honoraires, communication) | 3 000 € |
| Total de l'investissement | 80 000 € |
| Trésorerie de sécurité (2 mois de charges fixes hors prêt) | 19 200 € |
| Besoin de financement total | 99 200 € |
Le prix d'une licence IV varie beaucoup : souvent de 5 000 à 15 000 € en zone rurale, et bien davantage dans les grandes villes, où il peut dépasser 50 000 €. C'est un ordre de grandeur, à confirmer par des annonces locales. Avec deux mois de charges fixes en trésorerie de sécurité (19 200 €), le besoin total de votre plan de financement atteint 99 200 €. La banque prête ici 75 %, soit 74 400 € sur 7 ans.
Comment calculer le seuil de rentabilité d'un bar ?
Le seuil de rentabilité est le chiffre d'affaires à partir duquel le bar couvre toutes ses charges. On le calcule en divisant les charges fixes par le taux de marge sur coûts variables.
La marge sur coûts variables est ce qui reste après l'achat des boissons : avec des achats à 27 %, il reste 73 % de chaque euro vendu. Les charges fixes comprennent loyer, salaires, autres frais, votre rémunération et la mensualité du prêt.
| Élément | Montant |
|---|---|
| Chiffre d'affaires (7 € x 3 000 tickets) | 21 000 € |
| Achats (27 %) | 5 670 € |
| Marge sur coûts variables (73 %) | 15 330 € |
| Loyer + autres charges + salaires | 7 600 € |
| Rémunération du dirigeant | 2 000 € |
| Mensualité du prêt (74 400 € sur 7 ans à 4,2 %) | 1 024 € |
| Total des charges fixes | 10 624 € |
| Seuil de rentabilité (10 624 € ÷ 73 %) | 14 550 € |
| Excédent mensuel au niveau d'activité prévu | 4 710 € |
Ce seuil correspond à environ 2 080 tickets par mois, soit 80 par jour sur 26 jours, contre 115 prévus. La marge de sécurité est d'environ 31 %. Si les achats passent à 29 %, le seuil monte à 14 960 €. Le guide du seuil de rentabilité détaille la formule.
Licence IV et permis d'exploitation : que faut-il pour ouvrir un bar ?
Pour vendre de l'alcool à consommer sur place, il faut une licence de débit de boissons et un permis d'exploitation, ces règles étant celles en vigueur en 2026 :
- Licence III : boissons sans alcool et boissons fermentées non distillées (vin, bière, cidre). Une nouvelle licence III ne peut pas être créée dans une commune qui compte déjà un débit pour 450 habitants.
- Licence IV : toutes les boissons autorisées, spiritueux compris. Sa création est en principe interdite : on la rachète, puis on la transfère, dans le même département ou un département limitrophe, avec l'accord du préfet. Une licence non exploitée pendant plus de 5 ans est perdue.
- Zones protégées : un arrêté préfectoral interdit l'ouverture d'un débit à proximité de certains établissements (écoles, établissements de santé, équipements sportifs).
- Déclaration préalable : le formulaire Cerfa n° 11542 est déposé en mairie (à la préfecture de police à Paris) au moins 15 jours avant l'ouverture.
- Permis d'exploitation : formation d'au moins 20 heures sur 3 jours, réduite à 6 heures avec 10 ans d'expérience d'exploitant. Il est valable 10 ans.
- Petite restauration : si vous servez à manger, une personne doit avoir suivi la formation en hygiène alimentaire de 14 heures.
- Musique : diffuser de la musique impose des redevances aux sociétés de droits d'auteur, à prévoir dans les autres charges.
La fiche débitant de boissons de Bpifrance Création récapitule ces obligations. Des assouplissements pour les petites communes rurales ont existé et font régulièrement l'objet de propositions : vérifiez la situation exacte de votre commune en mairie avant de chiffrer la licence.
Quels sont les points de vigilance d'un bar ?
Les points de vigilance d'un bar sont le voisinage, les horaires et la forte saisonnalité de la terrasse :
- Bruit : une plainte du voisinage peut aboutir à une fermeture administrative. Prévoyez l'insonorisation dans le budget.
- Horaires : ils sont fixés par arrêté préfectoral ; une fermeture tardive demande une autorisation, personnelle et révocable.
- Terrasse : elle demande une autorisation de la mairie et une redevance. L'été peut représenter une large part de l'année.
- Personnel : soirées et week-ends coûtent cher en heures. Chiffrez précisément le planning.
Si vous servez aussi des repas, comparez avec le business plan d'un restaurant ; pour un bar à vin qui vend aussi des bouteilles, voyez celui d'un caviste.
Quelles sont les étapes pour ouvrir un bar ?
Ouvrir un bar suit six étapes, dont plusieurs liées à la licence.
- Vérifier en mairie les zones protégées et les licences disponibles.
- Trouver le local et la licence, puis chiffrer les travaux.
- Établir le prévisionnel sur trois ans et le plan de financement.
- Réunir l'apport, solliciter un prêt d'honneur et présenter le dossier aux banques.
- Suivre la formation au permis d'exploitation.
- Signer le bail, immatriculer l'entreprise, déclarer l'ouverture en mairie au moins 15 jours avant.
Notre exemple de dossier complet montre le niveau attendu. Bizplan peut produire le prévisionnel et le business plan rédigé à partir de vos réponses.
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Commencer gratuitementQuestions fréquentes
Combien coûte une licence IV ?
Il n'existe pas de prix officiel : la licence IV se négocie entre exploitants. En ordre de grandeur, comptez souvent 5 000 à 15 000 € en zone rurale et bien davantage dans les grandes villes, parfois plus de 50 000 €. En reprise, elle est en général comprise dans le prix du fonds de commerce.
Quel chiffre d'affaires pour un bar rentable ?
Avec un loyer de 1 800 €, un barman et un extra, et un prêt de 74 400 €, le seuil de rentabilité se situe autour de 14 550 € HT par mois, soit environ 174 600 € par an. Au niveau prévu de 21 000 € par mois, l'excédent mensuel est d'environ 4 710 €.
Faut-il un diplôme pour ouvrir un bar ?
Aucun diplôme n'est exigé, mais le permis d'exploitation est obligatoire pour ouvrir un débit de boissons à consommer sur place. Il s'obtient après une formation d'au moins 20 heures auprès d'un organisme agréé et reste valable 10 ans.
Quelle différence entre licence III et licence IV ?
La licence III permet de servir sur place les boissons sans alcool et les boissons fermentées non distillées (vin, bière, cidre). La licence IV permet de servir toutes les boissons autorisées, y compris les spiritueux. La licence IV ne peut en principe plus être créée : elle se rachète.
Quelle marge fait un bar ?
Les achats de boissons représentent souvent autour de 25 à 30 % du prix de vente HT, selon la part de café, de bière pression et de cocktails. Il reste donc environ 70 à 75 % pour payer le personnel, le loyer et le prêt. La masse salariale, liée aux horaires, est le poste à surveiller.